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David contre Goliath : le cinéma français face à la machine hollywoodienne

Le cinéma français peut-il vraiment rivaliser avec le géant américain ?
À chaque sortie d’un Marvel, d’un « Dune » ou du dernier Christopher Nolan, c’est le même refrain : les salles sont pleines, les pop-corns volent, et le ciné US se retrouve dans toutes les discussions en terrasse. Et pendant ce temps-là, le cinéma français tente de se faire une place entre deux blockbusters et une énième comédie romantique avec Dany Boon. Et pourtant, le match n’est peut-être pas aussi déséquilibré qu’il en a l’air.

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Pas de supers budgets, ni de super-héros, mais des supers histoires ?

On a souvent l’image du film français lent, en noir et blanc, où deux personnages fument en silence pendant 10 minutes avant de parler d’amour et de mort. Spoiler : le cinéma français, c’est aussi « Les Misérables » de Ladj Ly, « Anatomie d’une chute » de Justine Triet, « Divines » ou encore « Le comte de Monte Cristo ». Ce sont des films qui ont montré qu’on pouvait faire du nerveux, du profond, du grand spectacle… à la française.

Clairement, on n’a pas les milliards de Disney, ni Tom Cruise suspendu à un hélicoptère tous les six mois. Mais est-ce qu’il faut forcément avoir des vaisseaux spatiaux pour faire vibrer les gens ? Ce qu’on a, nous, -sans être chauvin bien sûr- c’est des histoires plus proches, plus humaines, souvent plus politiques, qui osent bousculer les codes. Là où Hollywood vend du rêve calibré, le cinéma français explore les failles, les silences, les zones grises. Et ça aussi, ça fait vibrer.

Pas de supers budgets, ni de super-héros, mais des supers histoires ?

Soyons francs : une partie du public boude le cinéma français sans vraiment lui donner sa chance. “C’est toujours la même chose”, “c’est chiant”, “ils jouent mal”, des phrases qu’on entend souvent… sans avoir vu un seul film de l’année. Mais peut-être aussi qu’on attend trop du cinéma qu’il “divertisse” vite, sans laisser le temps de réfléchir. Or, les films français n’ont pas peur de ralentir, de questionner, de déranger.

Un come-back tricolore dans les salles ?

Malgré la domination des blockbusters, le cinéma français tient bon : près de la moitié des entrées en salle sont pour des films made in France, loin devant la plupart des autres pays européens. Et la fréquentation repart à la hausse, portée par des succès tricolores qui donnent une nouvelle image au cinéma français et prouve qu’on sait encore rassembler, comme l’on fait « L’Amour Ouf », « Le comte de Monte Cristo » ou encore « Un petit truc en plus », l’an passé.

Alors, à ton avis : le cinéma français peut-il vraiment rivaliser avec Hollywood ?